Il fait très chaud cet après-midi de juin ; cela fait quatre fois que je tourne dans ce villageot ; j’ai bien une adresse…, mais toute est écrasé de soleil ; C’est l’heure où, dans la fraicheur de la cuisine, dans le tic-tac d’une vieille horloge, sur un fauteuil, on somnole avant de repartir à la vigne.

…Les quatre chemins, le séchoir à tabac, à droite le petit jardin, le portail, les volets cabanés, c’est là. L’homme chez qui je vais n’est pas musicien, il est pifraïre.

Combien de fois avons-nous fait ce chemin ? Qu’est-ce qui nous pousse ainsi à aller voir, écouter un homme vieux, dire, après avoir fait dansé son village et ceux d’alentour pendant près de quarante ans, qu’il n’est pas musicien, que les musiciens ce sont les autres, ceux qui savent déchiffrer une partition, ceux qui jouent à la télévision, et qui ont un instrument digne de ce nom et non pas un vulgaire morceau de bambou percé de quelques trous et vieillissant mal dans le tiroir de la cuisine ou l’armoire de la chambre à coucher : un fifre.

 

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